20261006 Atlona Signalmanagement Web

hdbaset ou av over ip

Quelle technologie de transmission convient le mieux au projet ?

Le fait que l'image, le son, les données USB et les commandes soient transmis directement ou via un réseau détermine la structure globale d'une installation audiovisuelle. Si HDBaseT et AV over IP utilisent souvent le même câblage structuré, ils diffèrent toutefois fondamentalement en termes de acheminement des signaux, de flexibilité et de planification.

De l’extérieur, la différence n’est pas toujours perceptible : tant HDBaseT qu’AV over IP peuvent utiliser des câbles Cat pour la transmission. Avec HDBaseT, cependant, une connexion fixe relie un émetteur à un récepteur spécifique. Avec AV over IP, les signaux sont convertis en données réseau et attribués aux terminaux souhaités via la configuration.

Le choix de la solution adaptée ne dépend donc pas uniquement de la distance. Les facteurs décisifs sont les suivants : les chemins de signal sont-ils fixes de manière permanente ? Combien de sources et de périphériques de sortie doivent être connectés ? Dans quelle mesure l’installation devra-t-elle être modifiée ou étendue ultérieurement ?

HDBaseT : transmission directe entre deux terminaux

Avec la technologie HDBaseT, le signal est transmis via un câble Cat d’un émetteur vers un récepteur qui lui est attribué de manière fixe. Selon l’appareil utilisé, l’image et le son peuvent être transmis conjointement avec des données USB, Ethernet, des commandes de contrôle et, dans certains cas, l’alimentation électrique. Un exemple typique est un poste de connexion situé près d’une table de réunion, qui est relié à l’écran via cette technologie. Le chemin du signal reste univoque : l'émetteur situé sur la table est associé au récepteur du écran. Aucune configuration du réseau de données n'est nécessaire pour la transmission audiovisuelle proprement dite.

HD Base T

Image : l'AT-AVA-E1311-WP transmet le signal HDMI à l'AT-AVA-D1311 situé au niveau de l'écran via une connexion HDBaseT fixe (Source : Hall Research)

Cette structure convient aux salles de réunion, de formation et de conférence dont la configuration reste largement constante. Les sources, les écrans et les autres appareils se trouvent à des emplacements définis et ne sont pas régulièrement réaffectés à d'autres salles ou points de connexion pendant leur utilisation.

Si plusieurs sources doivent être utilisées, un commutateur placé en amont de la liaison de transmission permet de déterminer la source active. Si plusieurs écrans doivent être alimentés indépendamment, l’installation est complétée par une technologie de distribution adaptée. HDBaseT reste alors le moyen de transmission entre des terminaux attribués de manière fixe.

AV sur IP : distribution du signal via le réseau

Avec l'AV sur IP, un encodeur capte le signal d'une source et le prépare pour la transmission via un réseau IP. Un décodeur reçoit le flux de données souhaité et le transmet à l'écran ou au projecteur connecté.

La source et la destination ne sont ainsi plus reliées de manière fixe par une ligne dédiée. La configuration permet de déterminer quel décodeur reçoit quel contenu. Un signal peut être envoyé simultanément vers plusieurs points de sortie ou, en cas de changement d’utilisation, être attribué à une autre pièce.

Des sources supplémentaires sont ajoutées grâce à des encodeurs supplémentaires, tandis que des sorties supplémentaires sont ajoutées grâce à des décodeurs supplémentaires. L’AV sur IP est donc particulièrement adapté aux espaces modulables, aux distributions à l’échelle d’un bâtiment et aux installations destinées à évoluer progressivement.

Le réseau joue alors le rôle d’une matrice extensible de manière flexible. En même temps, il devient un élément à part entière de la solution audiovisuelle : sa capacité, sa configuration et sa maintenance doivent être prises en compte dès la phase de planification.

La bande passante et la latence déterminent l’utilisation

Les systèmes AV-sur-IP se distinguent principalement par le degré de compression du signal vidéo avant sa transmission.

Une faible compression permet de réduire considérablement le décalage entre la source et la sortie. C'est important lorsque les utilisateurs travaillent directement avec le contenu transmis, par exemple lors de vidéoconférences, d'applications tactiles, de systèmes de caméras ou de la commande d'un ordinateur distant. Ce faible décalage s’accompagne toutefois d’un débit de données plus élevé par flux.

Une compression plus forte réduit les besoins en bande passante. Cela permet de transmettre davantage de signaux différents via la même infrastructure réseau. Le traitement supplémentaire augmente toutefois la latence. Pour l’affichage numérique, les panneaux d’information, les cours magistraux ou la diffusion dans des salles annexes, un décalage modéré ne pose généralement pas de problème.

Le choix du mode de transmission ne dépend donc pas uniquement du nombre d’appareils. La rapidité de réaction requise du système et le nombre de flux différents acheminés simultanément via le réseau sont tout aussi importants.

Ce que le réseau doit être capable de supporter

Lors du dimensionnement, le nombre d'écrans n'est pas le seul critère à prendre en compte. Plusieurs décodeurs peuvent recevoir le même flux. Ce qui est surtout déterminant, c'est le nombre de signaux différents transmis simultanément via les mêmes liaisons entre les commutateurs réseau.

La diffusion multicast garantit qu'un flux n'atteigne que les zones du réseau où il est nécessaire. Pour cela, le réseau doit être configuré en conséquence. Les commutateurs réseau modernes offrent déjà une grande aide à cet égard grâce à des profils AV préconfigurés et réduisent la charge administrative.

L’intégrateur AV et le service informatique doivent donc clarifier dès le début qui se chargera de configurer les commutateurs, de définir les adresses IP et les VLAN, et d’assurer la gestion opérationnelle ultérieure. Dans la pratique, une répartition des responsabilités mal définie entraîne souvent plus de problèmes que les équipements AV utilisés eux-mêmes.

Outre la vidéo, d’autres signaux peuvent influencer la planification. Selon l’application, les périphériques USB doivent être affectés de manière fixe ou flexible à différents hôtes. Dante ou AES67 permettent une distribution indépendante des signaux audio via le réseau. Le protocole RTMP peut s’avérer nécessaire si le contenu doit également être transmis à un service de streaming ou à un serveur multimédia.

À mesure que l'installation s'étend, la gestion centralisée gagne en importance. Il faut pouvoir nommer les appareils de manière univoque, attribuer des sources et des destinations, surveiller les informations d'état et gérer les versions de micrologiciel. Cela facilite la mise en service, le dépannage et les extensions ultérieures.

Quel mode de transmission choisir ?

Une connexion HDBaseT est adaptée lorsque les sources et les terminaux restent attribués de manière fixe et que l'utilisation d'une salle reste globalement la même. La configuration est claire et indépendante de toute configuration audiovisuelle au sein du réseau de données.

La solution AV sur IP est adaptée lorsque de nombreux terminaux sont connectés, que les chemins de signal sont régulièrement modifiés ou que d’autres pièces et écrans doivent être ajoutés ultérieurement. Cette plus grande flexibilité nécessite une infrastructure réseau adaptée et une coordination claire entre les équipes audiovisuelles et informatiques.

Dans le cadre de l’AV sur IP, c’est l’application qui détermine si une faible latence ou un faible besoin en bande passante est prioritaire. L’USB, l’audio en réseau, le streaming et la gestion centralisée doivent également être pris en compte dès le départ.

Quelle solution de transmission convient à votre projet ?

Ceconet accompagne les revendeurs et les intégrateurs dans la conception technique de solutions HDBaseT et AV sur IP. Ensemble, nous définissons les chemins de signal, les bandes passantes, les exigences réseau et les possibilités d’extension, et nous adaptons les composants à l’infrastructure existante.